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Ewald TELLER
17 mars 2026
« Avancer en âge, là où j’ai envie de vivre ».

« Avancer en âge, là où j’ai envie de vivre ».

Jeudi 12 mars prochain à 15h00

Dans la première partie de son exposé, le conférencier nous a présenté quelques réflexions sur le « vieillissement socio-démographique » (thème qui a fait et fait encore de grosses vagues dans les médias) et nous a proposé une mise en contexte en set points.

1. De qui/quoi parle-t-on ? S’agit-il des plus de 60 ans, de 65 ans, de 75 ans, de 80 ans …, du 3e âge, du 4e âge … ? La vision basée sur des seuils fixes ignore les changements dans l'état de santé moyen des personnes avançant en âge. Il vaudrait mieux mesurer le vieillissement sur la base de l’espérance de vie et là on constate que celle des hommes a tendance à se rapprocher de celle des femmes, les deux étant orientées à la hausse. Certains seront peut-être étonnés d’apprendre que de plus en plus de personnes avançant en âge seront des hommes, alors que les femmes prédominaient largement jusqu’ici dans les catégories d’âge avancées : en 1992, les hommes représentaient en Wallonie 31 % des 75 ans et plus, alors que ce seront 44 % en 2050.

2. Les besoins sont les « mêmes » à tous les âges : subsistance, protection, affection, compréhension, participation, loisirs et repos, création, identité, liberté, autonomie et justice sociale. Il ne faut pas confondre « objectif » et « moyen d’y arriver » : la notion de « autonomie » concerne la capacité et la liberté de porter des choix et c’est fondamentalement différent d’avoir la capacité de les concrétiser. Dans cette perspective, la ligne de conduite est : « Ne pas faire pour, mais faire avec ! ».

3. En général, les personnes de plus de 60 ans se déclarent heureuses, avec un score moyen de 7,4/10 qui a cependant tendance à diminuer pour la catégorie des 75 à 99 ans. Les facteurs influençant le bonheur incluent l’isolement émotionnel, le soutien social et les problèmes de santé, mais l’âge en tant que tel et la situation de couple n’ont pas d’impact significatif sur le score de bonheur.

4. Les structures familiales connaissent une mutation profonde sous l’influence des changements intergénérationnels. Le modèle traditionnel de la famille nucléaire (couple et enfants mineurs) cède progressivement la place à des configurations plus diverses : les couples ont des enfants à un âge plus avancé, puis il y a les familles monoparentales, recomposées, homoparentales … Cette évolution s’accompagne de nouveaux défis comme l’allongement de la période de cohabitation entre parents et enfants adultes, mais aussi au niveau des parcours d’épargne ou des investissements immobiliers avec des remboursements de prêts qui peuvent s’étendre au-delà de l’âge de prise de la retraite, etc. En d’autres termes, les « plans » de vie évoluent !

5. La lutte contre l’isolement social est cruciale, car elle est liée à la satisfaction de vie et à la préparation de l’avenir. Sur le terrain, la diversité des situations est très importante et on ne suit pas assez l’évolution des ménages dans lesquels vivent les aînés. On constate aujourd’hui que le nombre moyen de personnes en âge avancé qui vivent à deux, soit en couple, soit avec un enfant ou avec quelqu’un d’autre, est en constante augmentation. Toutefois, cette évolution peut fortement varier d’une commune à l’autre ! Il en résulte qu’il y a lieu d’examiner ce problème de plus près en fonction du taux de pauvreté, de la nature et l’intensité des services rendus sur le lieu de vie ainsi que de l’importance et la nature de la demande immobilière. En effet, près de la moitié des aînés se sentent parfois seuls : il s’agit d’un ressenti subjectif lié au manque désagréable ou intolérable de (la qualité de)

6. l’isolement ; il est question ici de liens et de relations, de déficiences entre l’attendu et le réel, en termes quantitatifs ou qualitatifs. On ne peut bien sûr pas passer sous silence certaines inégalités criantes. Pour l’essentiel, celles-ci découlent des périodes antérieures de la vie, mais s’amplifient avec l’âge. Il y a d’abord les inégalités socio-économiques telles que la hauteur des revenus, être propriétaire ou locataire, avoir un logement en bon état ou pas (l’enjeu du PEB), pouvoir puiser dans une épargne ou pas, etc. À cela s’ajoutent d’autres inégalités comme être entouré d’un réseau de soutien ou pas, d’un aidant proche ou pas, sans oublier l’état de santé. Ces différences peuvent s’aggraver avec l’âge : si on n’a pas d’épargne, il est difficile d’imaginer d’en constituer une à 70 ans ; si pas de réseau social à 50 ans, il ne va pas surgir comme par miracle à 75 ans ; si pas de bonne forme physique à 65 ans, on ne va pas l’acquérir, en tout cas pas facilement, plus tard bien que l’on puisse quand même l’améliorer, etc. Tous ces facteurs contribuent sensiblement à des inégalités d’espérance de vie en bonne santé ! D’une façon générale, on ne peut pas nier qu’il existe des écarts significatifs en termes d’espérance de vie, entre les régions, avec des différences notables entre les sexes et selon les conditions de vie.

Avant d’entamer la deuxième partie de sa présentation, Monsieur Defeyt nous a invités à faire un détour par la Floride en projetant deux petits films montrant le « lifestyle fitness » des aînés dans ces contrées, plutôt la façon de vivre réservée à une certaine catégorie de personnes. Cela fait rêver, mais ce train de vie n’a manifestement pas trouvé beaucoup d’adeptes dans la salle !

Revenons alors sur les lieux de vie des aînés chez nous, plus précisément sur le cocon de chez soi. On peut rester dans « sa » maison ou changer de logement, rester propriétaire ou devenir locataire. Les choix peuvent être multiples : retourner vers le lieu de naissance, aller près d’un enfant, partir à l’étranger, etc. ; on peut aussi choisir un « plus petit chez soi » (soit une maison, soit un appartement). Quoi qu’il en soit, on doit s’interroger sur les motivations (parfois c’est forcé) et les conditions (notamment fiscales) de la mobilité immobilière.

D’une façon générale, la majorité des aînés préfèrent vivre chez eux plutôt que dans une maison de repos, mais les réalités économiques et sociales compliquent cette option car les logements vieillissent avec leurs propriétaires. D’un autre côté, les maisons de repos accueillent des résidents de plus en plus âgés et dépendants, souvent avec des diagnostics de démence. N’empêche, les coûts des soins à domicile peuvent parfois dépasser ceux des maisons de repos, surtout pour les personnes nécessitant des soins intensifs.

L’opposition entre maison de repos et domicile est simpliste et il existe une variété d'options d'hébergement adapté aux besoins des seniors. Des projets innovants ont émergé ces dernières décennies, tels que des habitats partagés et des résidences-services qui visent à offrir un cadre de vie plus convivial et adapté. L’idée de logements intergénérationnels et de maisons communautaires est également explorée pour favoriser l'autonomie et le lien social.

L’accompagnement social est crucial pour réduire l'isolement des aînés, notamment à travers des initiatives de voisinage solidaire. Ici aussi, plusieurs projets innovants visent à créer des liens entre voisins pour soutenir les personnes âgées dans leur quotidien. Dans l’isolement ; il est question ici de liens et de relations, de déficiences entre l’attendu et le réel, en termes quantitatifs ou qualitatifs.

On ne peut bien sûr pas passer sous silence certaines inégalités criantes. Pour l’essentiel, celles-ci découlent des périodes antérieures de la vie, mais s’amplifient avec l’âge. Il y a d’abord les inégalités socio-économiques telles que la hauteur des revenus, être propriétaire ou locataire, avoir un logement en bon état ou pas (l’enjeu du PEB), pouvoir puiser dans une épargne ou pas, etc. À cela s’ajoutent d’autres inégalités comme être entouré d’un réseau de soutien ou pas, d’un aidant proche ou pas, sans oublier l’état de santé. Ces différences peuvent s’aggraver avec l’âge : si on n’a pas d’épargne, il est difficile d’imaginer d’en constituer une à 70 ans ; si pas de réseau social à 50 ans, il ne va pas surgir comme par miracle à 75 ans ; si pas de bonne forme physique à 65 ans, on ne va pas l’acquérir, en tout cas pas facilement, plus tard bien que l’on puisse quand même l’améliorer, etc. Tous ces facteurs contribuent sensiblement à des inégalités d’espérance de vie en bonne santé ! D’une façon générale, on ne peut pas nier qu’il existe des écarts significatifs en termes d’espérance de vie, entre les régions, avec des différences notables entre les sexes et selon les conditions de vie.

Avant d’entamer la deuxième partie de sa présentation, Monsieur Defeyt nous a invités à faire un détour par la Floride en projetant deux petits films montrant le « lifestyle fitness » des aînés dans ces contrées, plutôt la façon de vivre réservée à une certaine catégorie de personnes. Cela fait rêver, mais ce train de vie n’a manifestement pas trouvé beaucoup d’adeptes dans la salle !

7. Revenons alors sur les lieux de vie des aînés chez nous, plus précisément sur le cocon de chez soi. On peut rester dans « sa » maison ou changer de logement, rester propriétaire ou devenir locataire. Les choix peuvent être multiples : retourner vers le lieu de naissance, aller près d’un enfant, partir à l’étranger, etc. ; on peut aussi choisir un « plus petit chez soi » (soit une maison, soit un appartement). Quoi qu’il en soit, on doit s’interroger sur les motivations (parfois c’est forcé) et les conditions (notamment fiscales) de la mobilité immobilière.

D’une façon générale, la majorité des aînés préfèrent vivre chez eux plutôt que dans une maison de repos, mais les réalités économiques et sociales compliquent cette option car les logements vieillissent avec leurs propriétaires. D’un autre côté, les maisons de repos accueillent des résidents de plus en plus âgés et dépendants, souvent avec des diagnostics de démence. N’empêche, les coûts des soins à domicile peuvent parfois dépasser ceux des maisons de repos, surtout pour les personnes nécessitant des soins intensifs.

L’opposition entre maison de repos et domicile est simpliste et il existe une variété d'options d'hébergement adapté aux besoins des seniors. Des projets innovants ont émergé ces dernières décennies, tels que des habitats partagés et des résidences-services qui visent à offrir un cadre de vie plus convivial et adapté. L’idée de logements intergénérationnels et de maisons communautaires est également explorée pour favoriser l'autonomie et le lien social.

L’accompagnement social est crucial pour réduire l'isolement des aînés, notamment à travers des initiatives de voisinage solidaire. Ici aussi, plusieurs projets innovants visent à créer des liens entre voisins pour soutenir les personnes âgées dans leur quotidien. Dans tous les cas, la continuité des soins et un soutien adapté à chaque étape de la vie sont essentiels pour éviter des transitions précipitées vers des institutions.

Il est clair que les modèles d'hébergement doivent évoluer pour répondre aux besoins variés des aînés, en intégrant des solutions plus flexibles et adaptées. Des exemples internationaux, comme la politique dans certains pays nordiques de transformation des maisons de repos au profit de petites unités conviviales, montrent des pistes à suivre. La nécessité d'un soutien financier et d'initiatives publiques est nécessaire pour rendre ces alternatives accessibles à tous.

Le modèle optimal selon le conférencier serait que chacun choisisse librement et consciemment son « chez soi » et que l’on instaure un Centre de santé et social intégré par quartier ou village. Cela procurerait de nombreux avantages tels que la proximité, des liens sociaux, une plus grande attention croisée aux personnes précaires, moins de déplacements pour les services de soins, etc. Parmi les dispositifs existants, le conférencier cite l’accompagnement préventif et individuel au domicile proposé par les ergothérapeutes de quartier connectés de « ERGO2.0 ». Ceci est complété par l’installation d’une solution technologique reliée à un service de téléassistance 24h/24.

En conclusion, il est impératif de développer des solutions innovantes et inclusives pour garantir une qualité de vie optimale aux personnes âgées, tout en tenant compte des besoins diversifiés et des préférences des aînés et en favorisant leur autonomie et leur intégration sociale. Atteindre l’âge de 75 ans est un privilège et une opportunité de profiter pleinement de la vie. Pour bien vivre sa vie à un âge avancé, il est essentiel de prendre soin de sa santé physique et mentale, de rester actif, de cultiver des relations sociales enrichissantes, de garder un esprit jeune, de trouver un équilibre entre repos et activités et de se fixer des objectifs et des défis stimulants. En suivant ces conseils pratiques, il est possible de vivre une vie épanouie, significative et heureuse à 75 ans et au-delà.

Il faut encore signaler que Monsieur Defeyt n’a pas demandé de rétribution pour sa conférence. En contrepartie, il a proposé de faire un don à « Le Passage pour sortants de prison asbl », association qui aide à la réinsertion dans la société de personnes incarcérées, lors de leur libération, en leur fournissant un logement transitoire et un accompagnement.

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